Spécialiste des métiers du temps

La société Horloges Huchez, est une entreprise intemporelle disposant d’un savoir-faire unique, pro- posant des offres globales et des réponses sur mesure à tous vos projets ainsi qu’un SAV personnali- sé.

Elle s’articule autour des activité suivantes :

  • Horloges monumentales et systèmes campanaire, l’activité historique et qui fait la notoriété du nom Huchez auprès du grand public car présent sur les églises et dans les communes,
  • Systèmes de pointage, Gestion de temps et Contrôle d’accès, présent dans les PME de l’indus- trie, de l’hôtellerie-restauration et le commerce/distribution
  • Heure & Son, pour les systèmes de distribution d’heure et systèmes de sonorisation et d’alerte PPMS, pour les établissements scolaires, hôpitaux, entreprises, administrations, etc.

Histoire

Auguste-Lucien Vérité (1806-1887), ingénieur de formation, est responsable technique de la maintenance de tout le système de signalisation ferroviaire

Extrêmement ingénieux, autodidacte en matière d’horlogerie, il se passionne pour cette activité, crée l’entreprise en 1832 et se fait un nom en tant qu’expert.

En 1848, il s’associe à M. Renard, horloger-mécanicien établi à Ferrières, ses horloges sont gravées « Renard, horloger-mécanicien à Ferrières ».

En 1865, il est sollicité par l’évêque de Beauvais qui lui commande une horloge astronomique (cf encadré).

Napoléon III, de 1852 à 1870, entreprend une œuvre économique considérable. Le réseau ferroviaire passe de 3000 km à 18000 km, la physionomie de Paris est radicalement transformée sous la direction du baron Haussmann. Napoléon III impose l’heure publique et demande que les édifices, églises, mairies, écoles…soient équipés d’horloges.

A Ferrières, la fabrication des horloges s’intensifie.

En 1898, onze ans après la mort de Vérité, Renard vend l’entreprise à deux frères, Marie et Louis Joly.

Ingénieurs Arts et Métiers, Marie et Louis Joly fabriquaient jusqu’alors des matériels pour les fermes : tarares, broyeurs à nitrate, ensacheurs…ils y adjoignent les horloges. Dotés d’un sens du commerce inné, ils « cartonnent ». En 1900, les horloges, tout d’abord signées « Renard-Joly », puis « M. et L. Joly » ornent les édifices bien au-delà de la région picarde. Profitant du rayonnement de la France au travers de ses colonies, les frères Joly trouvent un réseau de distribution et les horloges s’exportent en Algérie, Tunisie, Maroc, Madagascar…

En 1905, Marie meurt noyé, il avait 30 ans. Louis reste seul à la tête de l’entreprise.

Raoul Huchez, quincaillier à Breteuil avec lequel il est en affaires, a un fils, Eugène. Ils décident de marier leurs enfants, c’est ainsi qu’Eugène épouse Laure, la fille de Louis.

En 1930, Eugène prend la direction de l’entreprise et continue l’activité, à la fois agricole et horlogère. Les cadrans sont alors signés « Huchez – Joly ».

Le décès de Louis intervient en 1935.

Laure et Eugène donnent naissance à sept enfants : Annie (1930), André (1933), Nicole (1932), Marie-Rose (1935), Philippe (1938), Colette (1942) et Jean-Paul (1943).

En 1938, année de la naissance de Philippe, l’atelier est détruit par un incendie. L’atelier actuel (près de l’église et de la maison familiale) est alors construit.

Après la seconde guerre mondiale, les activités de l’entreprise sont principalement l’horlogerie et la mécanique, la fabrication de treuils étant marginale au départ.

L‘horloge astronomique (cf. 1.) a été construite entre 1865 et 1868 à la demande de l’évêque de Beauvais Joseph-Armand GIGNOUX par Auguste-Lucien VERITE, célèbre maître horloger de Beauvais (concepteur de l’Horloge astronomique de Besançon entre 1857 et 1862 (cf. 2.)).

Elle compte environ 90000 pièces mécaniques en acier et en laiton, 52 cadrans en émail et 68 automates. Elle fut d’abord présentée au palais de l’Industrie en 1869 avant d’être placée dans la chapelle du Saint-Sacrement, située dans le bras nord du transept de la cathédrale en 1876. Elle est constituée d’un meuble exécuté selon les plans du Père PIERART, frère des Écoles chrétiennes. Ce meuble, de style romano-byzantin, mesure 12 m haut, 5,12 m de large sur 2,82 m de profondeur.

Elle fut restaurée complètement en 1980 par cinq Meilleurs Ouvriers de France. Sa décoration est inspirée de la Bible catholique. Sur la façade principale, comme sur les deux façades latérales, se trouvent des cadrans (52 en façade). Ils donnent la mesure du temps dans l’Univers ainsi que la représentation des principaux phénomènes astronomiques dont : le cycle solaire, le nombre d’or, les épactes, les lettres dominicales, l’indiction romaine, l’heure sidérale, l’équation solaire, la déclinaison du soleil…[2]. En partie haute, 68 automates s’animent lors de la scène du Jugement Dernier.

Un son et lumière, diffusé en cinq langues, explique le fonctionnement de ces automates durant 25 mn, à l’aide de casques individuels. Quelques instants avant l’heure, le coq chante et bat des ailes. Quand l’heure sonne, le Christ, assis dans sa gloire, fait signe aux anges de jouer de la trompette. Bientôt le jugement a lieu, la Vertu est conduite au ciel par un ange, tandis que le Vice est poussé en enfer par un diable hideux.

chronologie

MÉCANIQUE & TREUILS

DLes divers gouvernements français pensent que la France est agricole, il faudra attendre Georges POMPIDOU pour l’orienter vers l’industrie.

En 1945,HUCHEZ invente le treuil-brouette : 1 moteur, 1 réducteur, 1 tambour pour monter les sacs à l’étage. Muni d’une prise de force, ce treuil sert aussi à broyer, concasser ; il sert aussi à tourner la baratte à beurre. C’est « le treuil à tout faire » des agriculteurs.

En 1948,les premières moissonneuses-batteuses (MASSEY-HARRIS) arrivent dans les champs, elles récoltent les grains et les ensachent. Mais les sacs (100 kg) restent dans les champs. C’est l’apparition des premiers treuils (à essence) destinés à charger ces sacs sur les remorques.

Dans le même temps, la France se reconstruit et, dans les villes, on a besoin de monter les matériaux en hauteur. La sociétés LAHO achète des potences treuils en Italie mais, dans les années 50, pour équilibrer la balance commerciale, un décret interdit les importations. LAHO se tourne donc vers HUCHEZ pour fabriquer des potences identiques et portant le nom de POTENCES
ITALIA.

L’activité de l’entreprise est cependant encore majoritairement consacrée à la Mécanique. Nous travaillons pour, entre autres, CHAUSSON (constructeur de cars et de carrosseries), 90 % du chiffre d’affaires se fait sur 5 clients, HUCHEZ est considéré comme un usineur à main d’œuvre qualifiée. Mais, petit à petit, les treuils prennent leur place. Ils sont distribués par LAHO à Paris et VALETTE ET PAVON à Lyon (les frères JULLIEN les avaient surnommés « Lavette et Savon »).

Au cours d’une tournée auprès des clients, André et Philippe se rendent compte que le treuil E4 répond mal à leurs besoins. Ils voudraient un treuil à essence qui soit aussi pratique à utiliser qu’un treuil électrique. Mais, à l’inverse d’un moteur électrique (qui peut tourner dans les 2 sens de rotation par simple inversion des phases), le moteur à essence ne tourne que dans un sens. HUCHEZ imagine alors l’inverseur-réducteur 2815. C’est ainsi que HUCHEZ est passé du marché agricole à celui du bâtiment.

HORLOGERIE

ès 1930,Eugène imagine les moteurs (treuil à double sens avec cliquets) pour remonter les poids. Auparavant, il fallait les remonter une fois par semaine à la main.

L’église de Ferrières, érigée en 1872, est dotée d’un dispositif de 450 kg de poids pour trois tambours : un pour le mouvement, l’autre pour les heures et le troisième pour les quarts. Pour remonter l’horloge, il ne faut pas moins de 500 tours de manivelle.

En1950arrive l’horloge électrique avec transmission électrique (auparavant les transmissions étaient mécaniques) qui ne se dérègle pas : c’est l’horloge 8 fils.

Eugène transforme les 8 fils en 4 fils, c’est la naissance du TELESECT (télécommande par le secteur). Les concurrents de HUCHEZ utilisaient des piles. La majorité des premières tours de la Défense s’équipent de ce système dont la fiabilité est reconnue.

De 8 fils, les horloges sont passées à 4 (TELESECT), puis à 2 et plus aucun à présent.

1960 :l’horlogerie déménage et s’installe rue de la Croix dans un bâtiment construit par Louis GÉRARD pendant la guerre. Il y élevait des poussins. Il achetait les œufs, les plaçait sous des lampes. Lorsque les poussins avaient un jour, il les vendait. Louis GÉRARD était passionné d’automobile, il possédait une DELAGE qui faisait rêver les enfants du village (Philippe s’en souvient parfaitement), il avait même participé, une année, aux 24 heures du Mans.

1962voit l’apparition et le développement rapide des pointeuses dans les entreprises. Les premières pointeuses venaient de Suède et d’Italie puis des Etats Unis avec l’arrivée de la totalisation grâce à l’électronique, en 1986. Nous en vendions 10 par jour à cette époque. A partir de 1991, les fabricants européens d’abord, et américains ensuite, disparaitront. Seuls les asiatiques sont restés sur le marché, grâce à leurs compétences en électronique et leurs prix particulièrement compétitifs.

Un fabricant de grues, André ESTEVE installé à Cosne dans le Minervois (près de Montpellier), s’intéresse à ce treuil pour le monter sur sa grue. Il en commande un pour le levage puis il demande une adaptation pour la rotation et ensuite une autre adaptation pour la translation et le chariotage. Les autres constructeurs de grues (POTAIN, CADILLON…) ont suivi. Et cette période devient l’heure de gloire des TREUILS HUCHEZ, les années en or. En créant le 2815, Philippe et André pensaient en faire environ 100 par an : à cette époque la production est montée jusqu’à 400 par mois.

1973 :première crise du pétrole, tout s’écroule. La baisse d’activité est énorme. HUCHEZ se maintient malgré tout, réactive l’étude de nouveaux produits et constate que les monte-matériaux commencent à remplacer les grues. Par ailleurs, l’entreprise décide d’aborder le marché industriel.

C’est la création du TR (ancêtre du TRB) en 1976 qui sauve l’entreprise. Le treuil Type H s’améliorera également pour devenir la Série L.

Pendant la décennie 1970-1980, l’entreprise continue doucement son activité.

En 1978,HUCHEZ achète un confrère parisien : CHASTAGNER, qui fabriquait et louait des treuils. La fabrication est regroupée sur Ferrières et la location est développée (le C.A. 2010 de CHASTAGNER a été plus important que celui de HUCHEZ).

En 1980,un autre bon confrère est acheté alors qu’il était en règlement judiciaire : AUMONT, un fabricant de treuils à main, crics, vérins, potences… Excellent complément de gamme pour HUCHEZ, leur commercial, Guy BLIN, intègre la société. Située initialement à Cergy Pontoise, l’activité est d’abord rapatriée sur Neuilly-Plaisance, dans les locaux de CHASTAGNER, puis à Ferrières.

LASPA, un autre constructeur, fabriquait des treuils et des grues GD 6/12, mais ne renouvelait pas ses produits. HUCHEZ rachète cette activité, revoit cette grue qui n’était pas démontable et donne naissance à la NGD 6/12. C’est l’époque de la sécheresse au Sahel, les ventes décollent grâce aux financements internationaux : 300 grues en Algérie, 100 au Burkina Faso..

1975 :A la demande de la famille qui veut sauver l’horlogerie en déclin, Jean-Paul HUCHEZ, ingénieur, prend la tête de l’entreprise. La technologie change : la mécanique de précision est remplacée par l’électronique. Toutes les pièces deviennent électroniques. C’est le domaine de l’électronicien, M. LEGUILLIER avec lequel Jean-Paul collabore étroitement.

1981 :naissance de la première horloge-mère entièrement électronique.

Mais 1981 est également l’année d’un passage difficile et douloureux pour l’entreprise qui doit malheureusement se séparer de onze personnes.

En 1985 :les deux cadrans de 10 m de la gare de Cergy Pontoise font connaître nationalement les Horloges HUCHEZ et Jean-Paul HUCHEZ en particulier qui voit là le début de sa réputation de spécialiste recevant pour l’occasion une lettre de félicitations du Syndicat des Horlogers suisses. C’est un record d’Europe. HUCHEZ avait déjà fabriqué un cadran de 6 m à Lille et cinq cadrans lumineux de 5 m sur l’hôtel de ville du Havre, œuvre d’Auguste Perret (le poète du béton).

HUCHEZ équipe la tour PCR d’Orly de trois cadrans de 2,50 m, qui fonctionnent toujours parfaitement.

Forts de ces nouvelles gammes de produits, nous décidons de diversifier notre clientèle, chercher de nouveaux clients.

En1985,nous avons la chance de rencontrer Didier WALLAERT, designer, qui nous aide à rénover nos produits, à en sortir de nouveaux, à développer notre communication. C’est également à cette période que se tissent les réseaux de distribution.

1992 :création des treuils à main MANIBOX et sortie du 1ercatalogue. Le catalogue est une véritable innovation dans notre profession.

Les chantiers s’électrifient, c’est la mort annoncée du 2815 mais il reste le TRB, le TRC avec son châssis chantier, la Série L. Les treuils manuels HUCHEZ s’imposent alors sur le marché : les concurrents sont fournis en treuils HUCHEZ, pleins à leurs couleurs.

Pendant cette période, naît également la division Ingénierie (ou treuils spéciaux) avec Michel PIAN, un très bon ingénieur mécanicien qui était alors le directeur de CHASTAGNER.

1996 :arrivée d’Antoine HUCHEZ dans l’entreprise.

1998-1999 :naissance de la Série TE.

2000 :construction de l’atelier Mécanique, à l’entrée du village : 1600 m² destinés à la fabrication des pièces mécaniques.

Pour répondre à toute demande HUCHEZ étoffe sa gamme de produits et propose des gammes complètes : treuils pneumatiques, hydrauliques, 12-24 V pour les véhicules. A partir de cette époque, HUCHEZ devient le spécialiste français du treuil et est reconnu comme tel.

En 2008,achat de la Société ETIP, à Rouen. HUCHEZ adjoint les cabestans à sa gamme.

En 2010,reprise (à MANITOU) de la grue GS 250.

2011 :Pour mieux servir ses clients, création des « centres certifiés » mettant à leur disposition des distributeurs compétents en treuils HUCHEZ à proximité..

En1987, les microprocesseurs arrivent sur le marché, rapidement suivis par les microcontrôleurs.

La renommée de l’entreprise dépasse les frontières, elle installe une horloge au plafond de l’aéroport de Casablanca, quatre cadrans lumineux au sommet d’un château d’eau près de Minneapolis aux Etats Unis (1994), de nombreux cadrans en Arabie Saoudite, en Tunisie.

Parmi ses plus belles réalisations en France, citons le cadran situé sur l’immeuble du HSBC sur les Champs Elysées (cadran en verre bombé, aiguilles inox et heures matérialisées par des spots lumineux obtenus par des fibres optiques).

1995 :naissance des premiers logiciels HUCHEZ de gestion de temps : HOREA et THEMIS.

Aujourd’hui, ce type de produit a encore évolué grâce à l’informatique. HUCHEZ développe à présent son propre logiciel de gestion de temps.

2001 :arrivée de François HUCHEZ dans l’entreprise.

Limitée à l’origine aux départements picards, l’entreprise vend et installe aujourd’hui des cadrans partout dans l’hexagone.

2011 :création d’un site-marchand sur internet pour la vente en ligne des produits de gestion de temps

2012 :HUCHEZ fête ses 180 ans.

[]